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Europa Jazz Festival La presse
Liz McComb au Mans vendredi : Artiste généreuse, Liz McComb est l'une des grandes dames du gospel et plus largement du jazz vocal. Elle est vendredi soir sur la scène du Palais des Congrès, invitée de l'Europa Jazz Festival. Propos recueillis par Frédérique Bréhaut Tour à tour bouleversante et allègre, Liz McComb visite toutes les nuances du gospel. Rencontre avec une artiste au caractère affirmé. Le Maine Libre : Vous êtes née dans le Sud des États-Unis, fille de pasteur avec une jolie voix. Pouviez-vous échapper au gospel ? Liz McComb : Chez nous, le gospel s'inscrit dans la culture. Il vient de lointaines racines et se transmet de génération en génération. Dans ma famille où la musique tient une part importante, je n'avais aucune chance de faire autre chose. Le gospel, c'est mon destin ! Adolescente, quel genre de musique écoutiez-vous ? Etiez-vous sensible à la pop, au rock ? Nous écoutions surtout du jazz, sous toutes ses formes. Blues, gospel, jazz, appartiennent au même socle. C'est la musique de la vie, de l'amour, du travail, du sexe, des combats pour la dignité humaine. Vous considérez-vous comme une femme engagée ? Par nature, je suis une femme de paix. Mais aussi une guerrière dès qu'il s'agit de défendre mes idéaux de justice. Le jazz a incarné de grands combats. D'abord, celui de la liberté des esclaves, puis la lutte contre la discrimination et les lois raciales. Les noms de Rosa Park ou de Martin Luther King résonnent encore très fort. Quand un chauffeur de taxi refuse de vous prendre parce que vous êtes noir, la blessure est vive. Malgré tout, je reste une idéaliste qui rêve toujours qu'un monde meilleur est possible. Vous voyagez en Europe depuis des années. Vous connaissez bien la France. Ces fréquentations ont-elles influencé votre musique ? Je suis sensible au changement d'atmosphère. Plus que de noms précis ou d'éléments concrets, je m'imprègne des ambiances. La France m'influence, bien sûr, car c'est un pays que j'aime pour son ouverture d'esprit,la vie, la culture, les musées. Musicalement, je suis touchée par Gainsbourg, Django Reinhardt, Stéphane Grapelli... Ma musique puise aussi à d'autres sources, du côté des chants sacrés du Liban par exemple où d'Israël. Partout où règne la spiritualité, je suis chez moi. Vous chantez aussi dans les chorales, voix « anonyme » parmi d'autres. Seule à l'affiche ou simple voix dans un ensemble, je suis toujours la même, portée par l'envie de donner le meilleur. Le travail en chorale est enrichissant car il y a toujours à apprendre des autres. L'important est de bien se connaître, d'avoir ce souffle spirituel en soi. Vendredi soir à 20 h 30 au Palais des Congrès.
Liz McComb à l'affiche de l'Europa jazz La diva du gospel livre quelques confidences avant son concert événement au Palais des congrès. Entretien Que vous apporte le gospel ? Il fait partie intégrante de ma vie. Dieu m'accompagne au quotidien, sa présence est une source d'énergie. Que vous a transmis votre mère, ancienne pasteure prédicatrice ? Elle est le premier professeur de ma vie. Une femme généreuse et déterminée qui m'inspire encore aujourd'hui. Elle m'a transmis son ouverture d'esprit et son tempérament positif. Vous êtes très impliquée dans des causes humanistes et sociales. J'ai toujours été concernée par ces questions. Je rends visite à des personnes âgées qui sont trop souvent isolées. Je m'inscris sur la même ligne que le président Obama dans sa volonté de réformer le système de santé. Je milite pour un monde plus solidaire. On doit savoir s'accepter les uns les autres quelle que soit la couleur de peau. On ne doit pas reproduire les erreurs du passé. Qu'aimeriez-vous inculquer aux artistes d'aujourd'hui ? Je ne me sens pas investie d'une quelconque mission vis-à-vis de la nouvelle génération. C'est à chacun de se forger son expérience selon sa propre vie. Je n'ai aucun a priori sur les artistes issus du hip-hop ou de la nouvelle soul. Un chanteur comme John Legend qui vient du gospel me touche beaucoup. Mary J. Blige (R'n'B) est formidable et possède toutes les qualités pour chanter du jazz. Dans l'album The sacred concert, vous reprenez L'hymne à l'amour. Edith Piaf était une grande dame. Quand on écoute son répertoire et qu'on regarde son parcours, on constate qu'elle a eu une vie aussi tourmentée qu'une chanteuse de jazz. J'ai également repris Les Trois cloches, chanson que j'ai découverte pour la première fois il y a trente ans. Vendredi 30 avril, 20 h 30, au Palais des congrès (rue d'Arcole). Tarifs : 16 € à 30 €. Réservations au 02 43 43 59 65.
Concert. Standing ovation pour Liz McComb La salle du Palais des congrès du Mans était pleine, vendredi soir, pour accueillir la célèbre chanteuse Liz McComb, invitée en partenariat avec l'Europa Jazz Festival. Très attendu, le concert a attiré de nombreux adeptes de soul et de blues, et bien sûr de jazz, qui ont fait honneur à l'artiste durant un concert de presque deux heures, riche en émotions. La chanteuse a interprété de nombreux morceaux phares de sa carrière, et a gratifié son public de quelques reprises, notamment un « Let it be » particulièrement poignant. Servie par un quartet de musicien hors pair, la vedette, qui a également montré un immense talent au piano, a parfaitement su animer son concert, maniant l'humour et la dérision avec une remarquable efficacité. N'hésitant pas à faire monter des membres du public sur scène pour l'accompagner dans son chant, Liz McComb a également chanté dans les allées de la salle, entre les spectateurs, dont certains comme Gérard, ont été « émus aux larmes ». Le public manceau a salué le talent de l'artiste, en lui offrant non pas une mais deux standing ovation, signe d'une réelle admiration, et d'un immense enthousiasme. Journal non identifé La ferveur de Liz McComb transcende le PCC Généreuse et débordante de vitalité, Liz McComb a mis ie Palais des congrès dans tous ses états, vendredi soir. Une immense ovation a d'ailleurs accompagné la fin d'un récital riche en nuances. Deux heures durant, les 800 spectateurs ont succombé au charme de la voix chaude et pure de la diva du gospel qui balance allègrement entre puissance et tendresse. Transcendé par son énergie, le public s'est mis au diapason en manifestant son enthousiasme par des « Yeah Yeah » ou en tapant des mains avec ferveur au son du rhythm'n'blues, du jazz ou sur des negro-spirituals entraînants. Soutenue par quatre musiciens virtuoses, Liz McComb a fait frissonner son auditoire avec sa reprise vibrante de « Let it be » et le poignant « Silver & Gold », deux des temps forts d'une soirée qui a tenu ses promesses. La voix suave et pure de Liz McComb a subjugué le public.
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