Liz Mc Comb
- accueil - presse - Press Show
To Order Video Box Audio Box

Publié le 19/07/2002 à 00:00 | LaDepeche.fr

Liz Mc Comb, tombée du ciel

CARCASSONNE (11) - GOSPEL BLUES La chanteuse hurle sa foi en dieu ce soir, au Grand-Théâtre

 

La foi déplaçant les montagnes, la situation topographique de la région risque fort de se trouver chamboulée après le passage de Liz Mc Comb. Liz Mc Comb est une sorte de montagne noire du gospel. Un Tourmalet de la certitude de l'existence de dieu.

Fille d'une des premières femmes pasteurs des Etats-Unis, Liz a baigné dans l'eau bénite depuis sa naissance. Dans son berceau de Cleveland-Ohio, son enfance est une grand-messe pentecôtiste, dans cette branche de la religion protestante où les offices tiennent plus du show bouillant, avec le peuple de dieu survolté qui se trémousse et ondule en hurlant sa foi. « Hallelujah!»

Lorsqu'elle se découvre une voix de mezzo-soprano, Liz a vingt ans et ses débuts de chanteuse laissent planer de sérieux espoirs de carrière. On la compare déjà à Mahalia Jackson, grande prêtresse du gospel. Elle dégage sur scène une furieuse énergie qui ferait passer Tina Turner pour Soeur Sourire.

Liz est tout sauf une contemplative. Plutôt du genre dynamiteuse à la voix rauque et trépidante. Pour elle, dieu est un moteur à explosion qu'elle fait tourner à Marciac, Montréal, Paris, Vienne ou Bethléem. Depuis peu, d'ailleurs, parce que le « succès » est un paradis qu'il faut gagner en portant sa croix.

GIVE ME FERVEUR

Comme en pèlerinage, elle est partie enregistrer son sixième album à New Orleans. « The Spirit of New Orleans » forme une sorte d'hommage à trois voix du jazz et du gospel: Louis Armstrong, Bessie Griffin et Mahalia Jackson.

Composé de standards réarrangés, comme ce « Just a closer walk with thee » ou de ses propres inspirations mises en musique par des artistes locaux, il pose un jalon dans la carrière de Liz.

Ce qui ne l'empêche pas de garder les pieds sur terre, elle qui pourtant dit ressentir la passion la brûler de l'intérieur dès lors qu'elle monte sur scène. En transe, Liz Mc Comb... Totalement secouée par les spasmes divins... Ce dédoublement, ces voix qui la poussent à improviser en langues étrangères, elle ne veut pas se les expliquer: « Je pense que c'est l'esprit saint, mais je n'aime pas en parler, confiait-elle récemment à un quotidien national. C'est comme l'accouchement: c'est difficile de dire à quelqu'un ce que vous ressentez. Parfois, cela m'emporte entièrement, prend mon esprit et mon corps et j'oublie le temps... »

Sister Soul.

Jean-Louis DUBOIS-CHABERT.

 

 

 


mail to webmaster