Liz Mc Comb
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Culturel lundi 14 avril 2008

L'événement : Jazz à Carthage by Tunisiana :
Concert de Canizales et Liz McComb

Une soirée de feu

 La deuxième soirée de « Jazz à ,Carthage » a été consacrée à deux genres totalement différents mais qui ont en commun la passion et la pureté. De la guitare flamenco en première partie avec Canizares, un magicien de la guitare,  et du gospel avec Liz Mc Comb et ses musiciens en deuxième pour un show de feu .

La troisième partie, une jam session endiablée,  a été une heureuse occasion et pour les mélomanes et les musiciens de voir et d'écouter des artistes internationaux improviser auprès des artistes tunisiens. Une autre dimension  « kiffante » de cette manifestation.

Le trio hispanique, avec la simplicité de sa composition a assuré une musique complexe faite d'improvisations épatantes. Canizares, doué d' une agilité et d'ne sensibilité remarquable, a suscité l'admiration du public qui s'extasiait devant cette performance technique hors pair. Au début, on a l'impression que les morceaux se ressemblent, mais après quelques notes, le guitariste s'emballe et emporte avec lui le percussionniste pour une haute voltige. Cette complicité entre les musiciens a rallongé les morceaux et exprimé alternativement la violente passion puis le calme apaisant qu'inspirent les rythmes flamenco. La virtuosité technique est évidente même pour les profanes, et sa tendance à pousser les limites en a mis plein les yeux au public amusé. Les musiciens présents parmi le public n'ont pas cessé d'écarquiller les yeux et se pencher pour déceler les secrets de la méthode. Un son pur, une exécution sans ratures, des finishs sans failles qui ont été bien applaudis.

Changement de décor avec l'arrivée de Madame LizMcComb ; un piano et un organe annoncent que le gospel sera la couleur maîtresse de cette deuxième partie de soirée. Une petite intro au piano « Sit down servant » se transforme peu à peu en fiévreuses louanges à Dieu. Sans surprise aucune, la diva chante la fidélité à Dieu, le chemin du bien, la paix et la fraternité...des thèmes bien inhérents au gospel. Une puissante voix nuancée et une formidable présence au service des chants spirituels...Ceux qui craignaient d'être bassinés par les « spirituals » ont été surpris par des touches funky très modernes ajoutées aussi bien à la musique qu'aux textes . Avec un punch étonnant, la diva transforme les phrases, improvise et dirige ses musiciens. Bertrand Richard à l'organe, Philippe Makaïé au tam-tam et les autres musiciens suivent le rythme de la diva qui s'impose en tant que pianiste. Elle effectue une touche jazz avec le pianiste  sur une composition du Duke Ellington, une version de « twenty third song », un de ses projets sur son nouvel album. La surprise a été incontestablement la version spéciale de «  when the saints go marching in », un gospel rendu très urbain avec les arrangements funk réalisés par un jeune rappeur de 21 ans. Liz McComb a réalisé ce titre à l'occasion du soutien des victimes de l'ouragan Katrina qui a frappé la Nouvelle Orléans. La nouvelle version est pétillante et le public ne tarde pas à réagir aux rythmes funk à la limite hip hop ! A la fin , elle laisse la scène et descend auprès du public pour être proche en chantant « i need you to keep me from falling ». La fièvre gospel a contaminé tout le monde et le finish se rallonge.  La diva a confié qu'elle a adoré la soirée et que l'ambiance l'a beaucoup touchée. Le public ne dira pas le contraire.

Encore plus de passion et de feu dans la jam session qui a vu une affluence record. Les musiciens de l'Africana ont été ravis d'accueillir  William Parker et son trompettiste, le bassiste de LizMcComb Eric Vinceno , Amar Sundy et les autres musiciens invités de Jazz à Carthage. Sadr Ben Slimane, Mohamed Ben Said, Myriam Laabidi, Yacine Karoui ont assuré un show spontané et passionné auprès des musiciens mondialement connus. Du blues et du jazz en totale impro avec des artistes qui se sont donné à fond, du coup personne ne voulait rentrer et la jam s'est achevée tard dans la nuit. Les musiciens kiffaient, nous aussi. C'est tout l'esprit du jazz, se rassembler pour improviser et atteindre des sommets de plaisir.

Hager ALMI

 
 

 


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